L'archevêque miséricordieux
Merci à Mgr Grallet pour ces mots de miséricorde et de tendresse.
STRASBOURG, 14 mars 2009 (AFP) -
"Tu viens de vivre un si long et si douloureux calvaire (...) ton beau-père, mû par je ne sais quelle sordide pulsion, s'est emparé de toi, violant ton intimité et tout ton être", écrit-il à la fillette qu'il prénomme "Maria" en référence à "Marie, la mère de Jésus".
"Je suis révolté par tant de mépris machiste, d'indignité parentale, d'égoïsme incestueux", dénonce encore l'archevêque.
"Je souffre en pensant à ta maman, à son désarroi, aux souffrances physiques et morales qu'elle a pu connaître. Je pense encore aux médecins qui t'ont soignée et à leur dramatique cas de conscience", poursuit-il.
"Comment certains légalistes, au nom d'une loi pourtant si nécessaire, ont-ils pu condamner avec tant de froide assurance un si douloureux choix de survie? Ne fallait-il pas, d'abord, condamner avec force le malfaiteur, agir sans tarder pour toi, la victime et offrir soutien à ceux qui sont venus t'assister?", s'interroge Mgr Grallet.