Femme et garde suisse? Pourquoi Pas!

Publié le par comite de la jupe

 L’ouverture de la Garde suisse pontificale aux femmes est envisageable. C’est du moins ce qu’a affirmé le commandant de l’armée du plus petit Etat du monde, pourtant exclusivement masculine depuis sa fondation en 1506. “Selon moi c’est possible et, personnellement, je peux imaginer cela pour une tâche ou l’autre“, a ainsi répondu le nouveau commandant dans une interview accordée, le 5 mai 2009, une chaîne de télévision italienne. A la veille de la prestation de serment de 32 nouvelles recrues, le commandant Anrig n’a pas caché que l’arrivée de femmes au sein de la garde pourrait poser “quelques problèmes“ mais, en même temps, que “tous les problèmes peuvent être résolus.

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Jean-Pierre Rosa 07/05/2009 14:23

Votre site m'inspire des réflexions multiples. Curieux tout d'abord que l'ouverture aux femmes passe, assez vite, par "l'armée" (les gardes suisses). Certes cette armée-là a aujourd'hui un côté anecdotique et bon enfant mais, malgré tout, c'est une armée... Comme s'il fallait, tout comme à polytechnique, donner des gages de virilité pour être admises en tant que femmes.
Étonnant aussi ce témoignage assez saisissant de discrimination au séminaire des Carmes. Nous, hommes, avons absolument besoin de ces témoignages féminins car nous ne voyons pas cela. Ca n'est pas une question de sexe (ou de genre) mais de point de vue.
Mais j'ai surtout été intéressé par le petit mot sur le biologique (ou le recours à la nature). Il est en effet frappant de voir combien les femmes (question de genre ou de sexe ?) se méfient de cette nature sauvage et brutale alors que les hommes, souvent, cherchent à y "revenir".
Enfin comment ne pas vous inviter à aller voir le film qui vous concerne : "la journée de la jupe" ! Je sais, je sais, ça n'est pas un très bon film du point de vue des profs. Mais les profs n'y ont rien compris. Ca n'est pas un film sur l'éducation nationale (on s'en fout un peu malgré qu'ils en aient) mais sur la place - et l'inévitable instrumentalisation - de la femme dans les enjeux de pouvoirs.
En tous cas bonne chance et merci d'avoir cité l'excellent livre d'Elisabeth Dufourcq que je suis assez fier d'avoir mis en selle sur ce vaste dossier. Pour elle le plus grand mystère, c'est que l'Eglise et les chrétiens aient mis autant de temps pour s'apercevoir de cette "option préférentielle pour les femmes" qui crève les yeux à la lecture de l'Evangile.
Jean-Pierre Rosa