Le comité vous invite à sa

première MARCHE des Cathos citoyen(ne)s dans l'Église

 

"Canon 208"

Venez marcher avec nous le Dimanche 11 octobre 2009 !

lire dans son intégralité : " L'appel ! "

 

Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 20:39

3 février

Voici un commentaire déposé sur le blog d'Isabelle de Gaulmyn, correspondante de La Croix à Rome.  

Bonsoir Isabelle, je suis désolée, mais je vous tiens grief de votre recension du 29 janvier 09 du livre d'Elisabeth Dufourcq, "Histoire des chrétiennes, l'autre moitié de l'Evangile".
Vous annoncez d'emblée que les femmes chrétiennes sont légion et bonnes croyantes. Soit.
Mais vous en déduisez aussitôt : "Ce livre offre un démenti massif à ceux qui voudraient réduire le christianisme à une vaste entreprise de misogynie." Mais d'abord, qui a dit que le christianisme n'était que cela? Et surtout, je sens la défausse : Suffirait-il que des femmes existent et soient chrétiennes pour que l'Eglise ne soit pas misogyne? Je trouve cette hypocrisie assez redoutable et je la vois pratiquée quotidiennement dans mon Eglise :
"Comme vous êtes nombreuses! Vous êtes partout. Donc, l'Eglise n'est pas misogyne." Et la boucle est bouclée : "circulez, il n'y a rien à voir!"
Il est temps de démasquer la tromperie contenue dans de tels propos.
Il me semble qu'il y a certaines causes où il faut oublier de donner uncoup à gauche un coup à droite, pour faire bonne mesure. Là, c'est tellement flagrant, tellement incontestable, cette misogynie ecclésiale, qu'il faut choisir son camp et pour de bon; j'espère vous y retrouver.
Cordialement.
Anne Soupa, Comité de la jupe.

Par les deux soeurs - Publié dans : réflexions diverses
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 21:13

 


Les hommes aussi peuvent adhérer !!!

  

 

Le cardinal Canizarès semblait atteindre, le 22 décembre dernier, le comble du bonheur. En visite à l'Institut du Christ Roi, le nouveau préfet de la sainte congrégation pour le culte divin, tout de pourpre vêtu, tirait derrière lui "sa" traîne de douze mètres de long de la cappa magna des cardinaux. Soi disant disparue depuis Paul VI, mais remise à l'honneur, nécessité des temps, sans doute, allez savoir pourquoi… Photo rituelle - elles sont plusieurs, vous ne voyez ici que la plus solennelle - notre cardinal est assis sur une estrade pourpre de deux marches au dessus du sol, totalement drapé dans la soie pourpre, bras et mains dissimulés, la longue traîne de soie délicatement disposée non plus derrière, mais devant lui, dans un arrondi froufrouté, élégant en diable.

Sans doute le cardinal Canizarès est-il resté Espagnol dans l'âme et donc sensible au rôle public de la tenue vestimentaire. Sans doute aussi a-t-il en mémoire les fastes de jadis, où ses pairs des siècles d'or, grands d'Espagne parfois, ont paradé en ces mêmes lieux.

Je n'ose croire cependant qu'il se fasse violence en revêtant de si glorieux atours, et qu'il le fasse uniquement pour procurer aux fidèles ce frisson empreint de sacré que l'on ressent devant la pompe et le lustre et pour leur permettre de croire, juste en rêve et jusqu'à minuit, comme Cendrillon, que l'Eglise est encore triomphante et glorieuse. Non, il ne peut céder à cette illusion : les fidèles savent trop bien que la belle liturgie, la grande, est celle qui intériorise le mystère eucharistique et ne le disperse pas en faste, en opulence et en ostentation vaine. Le cardinal n'a donc pu se vêtir ainsi par devoir liturgique.

Aurait-il alors cédé, à contrecoeur, à la demande pressante de ses fidèles de Tolède et de Grenade, les villes dont il a été l'archevêque, fidèles généreux (sans doute la robe était-elle de soie) mais soucieux aussi de ménager leurs économies, à l'heure où la crise touche de plein fouet l'Espagne,? Difficile de le croire.

Non hélas, tout comme à Sodome où manquaient les dix justes qui auraient sauvé la ville, il est difficile de trouver quelque justice, ou au moins quelque "ajustement" à la situation, au monde actuel, aux nécessités de l'Eglise, dans ce choix invraisemblable. Fellini, sans doute, se retourne dans sa tombe, et reprendrait bien sa camera pour filmer une aussi belle traîne…

 

Bon, entrons dans le vif du sujet: que ressentons-nous lorsque nous "tombons" sur une telle scène?

Première impression, étrange, celle de remonter le temps. Sommes-nous revenus aux années cinquante? Pas sûr que ce soit un bon souvenir… Temps de plomb plutôt que ces années encombrées d'interdits et de crises. Fin de l'expérience des prêtres ouvriers, multiplication des interdictions d'enseigner de figures aussi prestigieuses que celles des pères Gongar, de Lubac, Chenu, Teilhard de Chardin… 

Second malaise, plus lourd encore, directement en prise avec l'identité sexuée du protagoniste, mais aussi, indirectement, avec la nôtre, que chahutent les falbalas de soie du cardinal. Regardons cet étrange personnage emmailloté dans la pourpre. Est-ce un homme? Une femme? Interrogez les deux personnages en soutane noire et surplis de dentelle qui le flanquent, et écoutez-les se récrier : "Connaissez vous des femmes cardinal?" Diantre, l'avais-je oublié… Va pour un homme, un homme à la masculinité non actée, puisqu'il est prêtre et a fait vœu de chasteté.

Mais de quel "genre" est-il, pour se laisser ainsi suivre par douze mètres de traîne, ce qu'aucune mariée n'oserait faire? Que je sache, il n'est ni Ecossais, ni imam, ni prêtre de Pharaon, ni roi inca, ni mandarin de Birmanie. "Non, il n'est qu'Espagnol, disent ses deux acolytes, juste Primat d'Espagne, il est bien de chez nous… Et nessun dubbio, le pantalon pour les hommes et la robe pour les femmes, il connaît."

J'en frémis, car un autre péril surgit alors à mon esprit : N'a-t-on pas entendu le Vatican tonner contre cette nouvelle "Gender theory" et rappeler que chaque sexe a un rôle à tenir selon son genre? Chacun sous sa guitoune, à sa place, et qu'on ne se trompe pas, comme dans les toilettes publiques! Mais alors… notre homme est en pleine transgression de son "genre".

Si je comprends bien, la Gender theory serait mauvaise pour les femmes et bonne pour les hommes. Notre petit chaperon rouge, lui, a droit de cumul, il est "du genre homme/femme : Antonio, pour l'Etat civil, peut arborer la toilette d'une femme, davantage encore, il peut jouer à la figure la plus emblématique de la féminité, celle de la jeune mariée parée avec éclat, qui quitte le domicile parental pour se rendre auprès de son futur époux.

Est-ce un funeste tropisme romain qui jette sur notre malheureux cardinal le souvenir de l'Hermaphrodite endormi de la Villa Borghèse, ou celui, plus irrésistible encore, des sublimes castrats baroques? Ah, Monsieur le cardinal, dépasser l'humiliation de n'être qu'une moitié du genre humain, être tout à la fois, sans division ni mélange, insécable, l'autre enfin rapatrié en soi, la démesure nichée à l'intime de soi-même, si c'était là votre rêve caché, vous voilà comblé!  

Mais, vous qui vénérez les Saintes Ecritures, quelles pages de l'Ecriture lisez-vous donc pour vous sentir obligé de vous vêtir ainsi? A part "l'Ephod d'or, de pourpre et de cramoisi" que portait l'Hébreu Aaron au désert, et après lui les grands-prêtres du Temple de Jérusalem (Exode 28), et qui était une tunique, vêtement masculin à l'époque, je ne vois guère qu'aucune page de l'Ecriture vous demande de "faire la femme". 

On aimerait vous écouter nous commenter le livre de la Genèse, qui nous définit en nous associant à l'image divine : "Homme et femme il les créa, dit le rédacteur biblique, à son image et ressemblance." Contrariant, monsieur le cardinal, ce "et" entre l'homme et la femme, j'en conviens. Il a une inestimable conséquence, à laquelle les commentateurs ont mis beaucoup de temps à prêter attention : l'image et la ressemblance lui sont subordonnées. Personne, à soi seul ne les possèdent, mais seulement les deux ensemble. C'est-à-dire l'un avec l'autre, dans le partage, le dialogue, la confrontation entre les sexes, le respect mutuel, la non fusion des différences. Fort difficile à vivre, ce "et"! Jamais atteint, l'ouvrage d'une vie…

Sauf pour notre petit chaperon rouge, qui, lui, ôte le "et" de la phrase et le planque sans doute sous sa robe, pour se faire tout en un, "hommefemme" à sa façon.

Certains diront que je suis cruelle de décliner ainsi les conséquences funestes du libre choix de chacun - des femmes portent bien le pantalon et personne ne trouve (plus!) à y redire – ou de maltraiter les petits délires personnels de certains, (que les académiciens, par exemple, exercent sans qu'on le leur reproche). Ils auront en partie raison, car je crois que le cardinal Canizarès ne voit certainement pas le mal qu'il y a à ressortir des tenues qui ont peuplé le Vatican en d'autres temps. Mais sait-il qu'il choque? S'il le savait, il aurait au moins évité les photos. Mais il devrait savoir, lui qui gouverne, administre, exhorte les fidèles, leur ouvre les chemins du culte divin! Gouverner, c'est prévoir, voir avant les autres… Et quand on rappelle enfin que cette fonction s'exerce au service d'une religion qui prône davantage l'humilité et la discrétion que la démesure et l'exhibitionnisme, on n'a plus envie de rire.

Le ridicule ne tue pas, dit-on, mais celui-ci outrage l'Evangile. 

Anne Soupa

 

 

 


Par les deux soeurs - Publié dans : actualités tristement désopilantes
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 21:05
31 Janvier 2009
711 délégués ont élu la semaine dernière le nouveau patriarche de Moscou. Parmi eux, des laïcs, dont des femmes. Combien? Je ne sais pas encore, mais dès que j'ai des chiffres, je vous les donne.

Notre conclave catholique est peut-être plus haut en folklore, mais Dieu, qu'il est moins évangélique, avec son collège de cent électeurs mâles, âgés de - disons 50 - à 79 ans, pour plus d'un milliard de catholiques!

Pourquoi ne disons-nous rien devant des survivances aussi rétrogrades d'une monarchie quasi absolue ?
Pourquoi ne cherchons-nous pas à dire ce que nous pensons de cette confiscation de pouvoir ?
Le beau mot de "catholique", c'est-à-dire "universel", ne veut-il plus rien dire?
Par les deux soeurs
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 20:54
31 janvier 09

Gisèle Halimi, fortement impliquée sur la question du droit à l'avortement était-elle la personne la plus idoine pour "couvrir" de ses commentaires une naissance aussi exceptionnelle que celle des huit bébés californiens ?  

C'était pourtant le choix de Dominique Souchier sur Europe 1, ce matin, 31 janvier, dans l'émission :"C'est arrivé cette semaine". Je respecte Gisèle Halimi et n'ai aucun commentaire à faire sur ce sujet.

Mais depuis ces jours-ci, ces huit bébés sont là, et "faire" tout ce sujet  en ne parlant que du droit à l'avortement me choque : devant la vie, n'est-il pas étrange de se défendre avec des paroles de mort? Et ceci alors que la mère se réjouit et parle de les nourrir tous... Mais de quel droit ?

Et surtout, n'y avait-il pas le moindre mot de bienvenue à dire à ces bébés avant de se demander si et comment on aurait pu les passer à la trappe? N'a-t-on pas souci de "dire le bien pour eux", qui sont désormais des êtres vivants promis à un avenir?
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu'Aldo Naouri en rajoute en rappelant (dans l'émission, et seul autre intervenant) que, jadis, les naissances gemellaires étaient considérées comme monstrueuses. Et on se dit psy, en faisant porter sur des nouveaux-nés une telle évocation!

Je ne suis pas une idéologue, et ne me prononce pas au fond sur des matières aussi délicates; mais quand la vie est là, que les huit bébés sont vivants, que la maman se dit heureuse, que l'on n'est pas directement concerné, que cette naissance ne porte tort à personne, que personne ne vous demande de dire que les grossesses de huit sont de bonnes choses, et que, malgré tout, on chipote et on fait la fine bouche, alors, je pense qu'une idélogie assez dévastatrice est en train de montrer le bout de son nez.    Anne Soupa

Par les deux soeurs
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 20:53


"Un sermon doit être comme la jupe d'une femme, assez long pour couvrir le sujet, mais assez court pour être intéressant ."

Père Le Doux, curé de la paroisse saint Augustin à La Nouvelle Orléans, 76 ans.
Par les deux soeurs
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 20:50

Dès qu'on sort un peu de sa sacristie, le constat est toujours le même : femmes et religions ne filent pas toujours le parfait amour. Et les raisons sont identiques :
1° main mise masculine sur le corps des femmes (voile, encyclique sur la contraception...)
2° On parle à leur place

Voici deux portraits de femmes musulmanes croyantes, l'une américaine, l'autre marocaine.

Qui est Amina Wadud, cette musulmane américaine qui fait scandale en prêchant aujourd’hui à New York ?

C’est une intellectuelle, professeure dans une université de Virginie, une Afro-américaine convertie à l’islam et qui connaît très bien l’arabe. Elle est spécialiste de la question de la femme dans le Coran et veut relire la religion musulmane de l’intérieur. Amina Wadud porte par exemple le voile, mais elle peut l’enlever, elle n’en fait pas une question de principe. Elle remet en cause l’islam patriarcal, se dit totalement opposée à la lapidation et à la polygamie. Contre l’interprétation littérale, elle justifie cette position en affirmant que le Coran est un texte historique et qu’elle vit l’esprit de l’islam dans l’histoire. Si elle prône l’égalité absolue entre hommes et femmes, sa démarche est très individualiste, elle ne prétend parler qu’en son nom.


Est-elle néanmoins représentative d’une tendance chez les musulmans américains ?

Elle appartient au nouvel islam réformé qui est en train de naître aux Etats-Unis depuis deux ou trois ans et qui n’a d’équivalent nulle part ailleurs. Il s’agit d’un courant encore très minoritaire révélé par le 11-Septembre. Les attentats de 2001 ont permis à cette mouvance qui se veut ouverte aux minorités, ethniques et autres, de s’exprimer ouvertement. Elle a conquis l’espace public, en utilisant notamment l’Internet. 


Cet islam américain réformiste est-il limité à la côte Est ?

Non, on le trouve partout aux Etats-Unis, mais c’est un courant très éclaté en multiples groupes, qui communiquent et débattent grâce à de nombreux sites web (voir, par exemple Muslim WakeUp !. Ses représentants sont des jeunes de la nouvelle génération, nés aux Etats-Unis, élevés dans la religion mais qui refuse de la pratiquer comme leurs parents. Ils ne veulent plus de cet islam très conservateur, avec ses mosquées installées dans des enclaves ethniques, souvent dans les banlieues des grandes villes. Parmi eux, on trouve des étudiants, de journalistes, des femmes qui ne portent pas le voile mais se définissent comme très pieuses, d’autres qui portent le hidjab. Et aussi des noirs américains, car ce mouvement tente de dépasser le clivage qui reste fort entre « Black Muslims » (40% des 5 à 6 millions de musulmans qui vivent sur le sol américain) et musulmans d’origine indo-pakistanaise ou arabe.


Comment ces nouveaux Musulmans sont-ils perçus par leurs coreligionnaires qui vivent aux Etats-Unis ?

Aucune mosquée à New York n’a voulu accueillir le prêche d’Amida Wadud, qui préfère elle aussi prendre ses distances avec les mosquées conservatrices : la prière se fait dans une galerie d’art de Soho (1). L’année dernière, la journaliste et écrivain d’origine pakistanaise Asra Nomani a été exclue de sa mosquée pour avoir milité pour que les femmes puissent entrer par la porte de devant, réservée aux hommes. C’est dire que ce mouvement est encore marginal, même si certains veulent maintenant ouvrir leur propre mosquée.

Par Judith RUEFF, liberation.fr

 

 


  pour voir le prêche d'Amina Wadud :

video.google.com/videoplay?docid=308799945159694658

 

 



 

 

 

Qui est Nadia Yassine ?

 

 



 

Nadia Yassine est née à Casablanca en 1958.
Fille de Abdessalam Yassine, fondateur du mouvement ismaliste Al Adl Wal Ihsane.
Elle enseigne la langue française pendant 4 ans, avant de démissionner pour se consacrer à l'action militante au sein du mouvement, surtout après le second emprisonnement de son père (1983-1985).

 

Fondatrice et dirigeante de la section féminine du mouvement Al Adl Wal Ihsane.
Elle a dû s'occuper seule de ses quatre filles après que son mari, Abdallah Chibani, ait été arrêté et emprisonné pendant deux ans en compagnie des membres du conseil d'orientation du mouvement (1990-1992).
Conférencière et auteure de plusieurs articles, elle compte aussi à son actif un grand nombre d'interviews, parus dans des journaux aussi divers que Le Monde, El Païs, Achark Al Awsat, Der Spiegel, Le Journal Hebdomadaire, The Times, US News… Et aussi sur plusieurs sites comme islamonline.net, oumma.com…

 

Son premier livre "Toutes Voiles Dehors" a été publié en 2003 aux éditions "Le Fennec" au Maroc, et "Altereditions" en France. D'autres ouvrages sont en préparation.

 

Elle a en outre accordé des entretiens à plusieurs radios et télés de par le monde, comme ARTE, France3, France5, la BBC, RFI, Radio Orient, OummaTV, Radio Canada, et d'autres…

 

 

 

 

 

Ses prises de position sont multiples, concernant le niveau national aussi bien qu'international :
  - Elle fut la première à déclarer que la moudawana (code de la famille au Maroc) n'est pas sacrée et doit être révisée, et ce depuis les années 80.
  - Ses prises de position sur le plan national sont nombreuses, concernant les droits de l'homme, le régime…
  - Elle a participé à plusieurs marches nationales.

 

Arrêtée le 10 décembre 2000, lors du sit-in en faveur des droits de l'homme, ainsi que toute sa famille, elle fut condamnée à 4 mois de prison avec sursis plus une amende.

 

Elle est poursuivie actuellement pour atteinte aux "institutions sacrées de la nation", suite à une interview accordée à l'hebdomadaire marocain" Al Ousbouiya Al Jadida"(du 2 juin 2005) , pour avoir exprimé clairement ses positions concernant la monarchie et le système de gouvernance au Maroc, positions qu'elle n'a cessé d'exprimer depuis des années.

 

 

 

 

 

Par les deux soeurs
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 20:47
Oui, à la suite des propos de Monseigneur Vingt- Trois, nous avons porté plainte devant l’Officialité. Nous l’avons fait parce que l’offense subie était insupportable. Des excuses ont été faites, la page est tournée. Mais cet incident est riche en enseignements. Beaucoup ont pris leur plume. Lettres ouvertes, missives personnelles ou collectives, menaces de "grève des femmes". Nous sommes heureuses que notre démarche ait été décisive.
Et nous croyons que si elle a impressionné et s’est acquis des suffrages, c’est d’abord en raison de son caractère ecclésial. En effet, elle s’appuie sur cette recommandation de Jésus d’exercer, lorsque la communion est mise en péril, la correction fraternelle dont l’Eglise offre le privilège à tout baptisé. Elle n’entame pas l’unité, mais au contraire, elle la régénère.

Mais — et le plus important est là — l’ampleur des réactions nous appelle à réfléchir, à partir de la question de la femme. D’où vient que tant de gens se soient plaint ? Que tant de femmes aient pensé "trop, c’est trop"? Malaise dans l’Eglise. Certains aimeraient faire croire que la responsabilité en revient aux seules femmes, qui seraient en mal de reconnaissance… Quelle subtile manifestation du machisme ordinaire ! C’est tout l’équilibre des relations hommes-femmes dans l’Eglise qui est à reconsidérer : lorsqu’un membre du corps souffre, tout le corps souffre, dit saint Paul.

Nous savons bien que l’Eglise est largement composée de femmes : dans le service liturgique, dans la catéchèse, dans les sphères de la formation, dans les aumôneries. Leurs capacités ne laissent rien à désirer à celles des hommes et les défauts des uns et des autres sont, sans la moindre intervention de quotas, à leur naturelle parité…
Mais les responsabilités : ministères ordonnés et institués, prédication, participation aux synodes de l’Eglise "universelle" (!) et aux conclaves sont, elles, exclusivement masculines. Que peut penser aujourd’hui une femme – et même un homme – au spectacle de ces somptueuses assemblées vaticanes où les robes tiennent lieu de jupes ? Que peuvent-ils penser, sinon que leur Eglise est mutilée de sa moitié ?
Où se tenir, alors ? Rester muets à l’intérieur de l’Eglise et parier que la foi sera la plus forte ? Ou bien déserter, non sans honte ni tristesse, et sur la pointe des pieds, comme on l’a trop souvent constaté. Bientôt les religieuses apostoliques aussi auront disparu du paysage ecclésial. Se demande-t-on pourquoi ? Qui fera l’histoire de cette monstrueuse et inutile hémorragie féminine, entamée au XXe siècle et que rien ne freine aujourd’hui ?
"Femmes" et "Eglise", sont-ce là deux mots qui se repoussent ?

La première conséquence de cette désertion est que l’Eglise s’est appauvrie de forces qui auraient dû lui être acquises, car Jésus a appelé les femmes autant que les hommes. Il faut en effet un bel entêtement pour croire que la masculinité de Jésus prive de
Comme beaucoup a déjà été dit sur cette obstination à ne pas voir les bienfaits de la différence (pourtant prônée), j’en viens à l’autre conséquence, bien plus grave, de cette confiscation masculine. Aujourd’hui, dans une société où droits et devoirs sont identiques pour tous, l’Eglise ne peut pas, de son seul hémisphère masculin, assurer la transmission de l’Evangile.
Qu’importent alors "la cause des femmes", la reconnaissance de leur identité et de leurs mérites, ou même la réparation des dommages subis, dès l’instant où c’est le message évangélique, ce bien commun que nous chérissons tous, qui risque de se perdre ? Pourquoi refuser d’ouvrir les yeux ? Comment ne pas vouloir tout mettre en œuvre pour se prémunir d’un tel malheur ?
Hommes et femmes doivent aujourd’hui, poussés par l’amour du Christ, dans l’honnêteté et l’humilité, se hâter de chercher les conditions d’une transmission féconde de l’Evangile.
Si "vivante est la Parole", elle doit jaillir d’une Eglise vivante, constituée, comme s’en réjouissait déjà l’auteur de l’Epître à Diognète (IIe siècle), d’hommes et de femmes « qui se conforment aux usages locaux pour la manière de vivre, tout en manifestant les lois extraordinaires de leur république spirituelle. »

Voilà les réalités actuelles sur lesquelles le groupe que nous avons spontanément constitué va tenter de réfléchir. Monsieur le Président de la Conférence des Évêques, Messeigneurs les évêques, puisque vous dites avoir à cœur d’entendre ce que les femmes peuvent apporter à la transmission de l’Evangile, pourquoi ne pas en faire l'un des thèmes de la prochaine assemblée de la conférence des Évêques de France.
Il y a si longtemps que la question n’a pas été à l’ordre du jour… Et nous sommes évidement prêtes à apporter à ce projet notre contribution, même modeste.
Anne Soupa, présidente du « Comité de la jupe »
Par les deux soeurs
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 22:49


Le penseur de Rodin, par Orizuka

Ce comité de quinze personnes, treize femmes et deux hommes, est né à la suite des paroles de Monseigneur André Vingt-Trois sur Radio Notre Dame le 6 novembre 2008. (voir archives, pour la genèse et le détail de notre plainte au Tribunal ecclésiastique de Paris).

Soyons sérieux, on ne dit pas de telles énormités par hasard, ni pour dire exactement le contraire de ce qu'on pense, comme le répète sans convaincre le cardinal.
Si de telles paroles jaillissent, c'est qu'on avait oublié de refermer la porte de son inconscient et qu'elles se sont échappées, les coquines!
Et voilà la vérité : jupe = rien dans la tête.

Les femmes dans l'Eglise, en effet, ne sont pas traitées comme il serait normal qu'elles le soient, à notre époque. Et à cause de cela, et de bien d'autres signes qui, tous, manifestent le refus de l'Eglise de regarder la société qui l'entoure, un profond déséquilibre s'installe. Trop de tristesse dans l'Eglise aujourd'hui.... trop de souffrances, trop de distance avec le monde.

Ausi ce comité a-t-il décidé de ne pas plier bagage, une fois "l'affaire" réglée.
Nous aurons beaucoup à dire, on s'y met, mettez aussi votre grain de sel, on vous attend, hommes ou femmes. Donnez-nousvos impressions, vos expériences, vos souhaits. L'avenir de l'Eglise le mérite bien.
A vous la parole!
Anne Soupa et Christine Pedotti

avertissement:
Nous nous réservons le droit de refuser les commentaires à caractère injurieux ou n'ayant aucun rapport avec les discussions en cours. Merci de votre compréhension. 
Par les deux soeurs - Publié dans : présentation
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